LESTRAT Jean Marie, né à Couzon-au-Mont-d’Or le 31 août 1884 — Mort pour la France le 24 août 1914.
Cette note est un résumé de la biographie consacrée à Jean Marie LESTRAT par le GAF-Généalogie.
|
Jean-Marie LESTRAT et la guerre de 1914-1918
Jean-Marie LESTRAT naît à Couzon-au-Mont-d’Or le 31 août 1884. Employé d’usine et homme de peine, il est célibataire et sans enfant. En 1904, il est recensé sous le matricule 297 et bénéficie d’une dispense comme soutien de famille.
Le 8 octobre 1905, il rejoint le 309e Régiment d’Infanterie à Chaumont (Haute-Marne) comme soldat de 2e classe. Après son service militaire, il est placé dans la réserve de l’armée active en 1908 et effectue deux périodes d’exercices en 1908 et 1909.
Lors de la mobilisation générale du 3 août 1914, au début de la Première Guerre mondiale, il est rappelé sous les drapeaux au sein du 309e RI. Ce régiment, formé à partir des réservistes du 109e RI, est engagé dans les combats des Vosges dès les premières semaines du conflit.
Entre le 20 et le 24 août 1914, le régiment participe à de violents affrontements dans les secteurs du col du Bonhomme, de Sainte-Marie-aux-Mines, de Wisembach et de Ban-de-Laveline. Le 24 août, après une importante attaque allemande, les unités françaises sont contraintes de se replier. C’est au cours de ces combats, au lieu-dit Velupaire, sur la commune de Ban-de-Laveline (Vosges), que Jean-Marie LESTRAT disparaît à l’âge de 30 ans.
Son corps n’ayant jamais été retrouvé, il est d’abord porté disparu. Un jugement déclaratif du Tribunal de Lyon du 14 août 1920 fixe officiellement la date de son décès au 24 août 1914. Il est alors reconnu « Mort pour la France », devenant l’un des premiers Couzonnais tombés au champ d’honneur durant la Grande Guerre.
Aujourd’hui encore, son lieu exact de sépulture demeure inconnu. Il pourrait reposer dans la Nécropole nationale de Sainte-Croix-aux-Mines, où sont regroupés de nombreux soldats morts lors des combats des Vosges en 1914.
Jean-Marie LESTRAT et le village de Couzon-au-Mont-d’Or
Jean-Marie LESTRAT est profondément enraciné dans l’histoire de Couzon-au-Mont-d’Or. Il appartient à une ancienne famille du village dont plusieurs générations ont vécu et travaillé sur place.
Son père, Jean LESTRAT, était boulanger ; sa mère, Marguerite REMOND, ouvrière en soie, appartenait elle aussi à une famille couzonnaise de longue date. Jean-Marie est le cinquième enfant d’une fratrie de quatorze enfants. Comme dans de nombreuses familles du XIXe siècle, huit d’entre eux meurent en bas âge. Seuls six atteignent l’âge adulte.
Les recensements montrent que la famille habite successivement le quartier de la Grande Charrière puis celui de l’Écoran. Jean-Marie grandit dans ce cadre modeste, au sein d’un village marqué à la fois par les activités agricoles, artisanales et industrielles des bords de Saône.
Après sa disparition en 1914, sa mémoire reste attachée à Couzon-au-Mont-d’Or. Sa mère Marguerite y poursuit sa vie jusqu’à son décès en 1938. Elle repose au cimetière communal dans la tombe familiale LESTRAT-BIOLLUZ, où sont également inhumés plusieurs membres de sa famille.
Par son sacrifice, Jean-Marie LESTRAT représente la génération de jeunes Couzonnais emportée par la Première Guerre mondiale. Son nom demeure associé à l’histoire locale et à la mémoire des habitants de Couzon-au-Mont-d’Or morts pour la France.