• GUARNERIO (GARNIER) Charles, Couzonnais Mort pour la France

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ci-dessus,  la sépulture de la famille GUARNERIO au cimetière de Couzon-au-Mont-d’Or 

Charles GUARNERIO est né le 24 septembre 1896 à Couzon-au-Mont-d’Or  – Mort pour la France le 4 septembre 1917 à l’âge de 21 ans

Charles GURANERIO pour l’état civil dénommé Charles GARNIER sur le Monument aux Morts de Couzon-au-Mont-d’Or 

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Cette note est un résumé de la biographie consacrée à Charles GUARNERIO par le GAF-Généalogie.

  • La biographie complète est accessible en cliquant ici ;
  • La généalogie de Charles GUARNERIO et de sa famille est accessible sur le site Généalogies Couzonnaises, en cliquant là.

 

Charles GUARNERIO et la guerre de 1914-1918

Charles GUARNERIO naît le 24 septembre 1896 à Couzon-au-Mont-d’Or, dans une famille d’origine italienne installée depuis plusieurs générations dans la région lyonnaise. Mécanicien tourneur de profession, il est incorporé dans l’armée française le 8 avril 1915, alors que la Première Guerre mondiale fait déjà rage depuis plusieurs mois. Son engagement intervient dans un contexte douloureux : son frère aîné Claudius a disparu au combat dès septembre 1914 et sera plus tard reconnu « Mort pour la France ».

Charles sert d’abord au 58e Régiment d’Infanterie avant de rejoindre le 410e Régiment d’Infanterie en juin 1916. Soldat courageux et discipliné, il devient téléphoniste militaire, une mission particulièrement dangereuse consistant à maintenir les communications sous les bombardements ennemis.

Le 4 septembre 1917, lors des combats de la ferme d’Hurtebise, sur le plateau du Chemin des Dames, il est grièvement blessé par des éclats d’obus alors qu’il répare les lignes téléphoniques dans une zone soumise à un violent bombardement. Transporté à l’ambulance militaire 13/17 de Courville, dans la Marne, il succombe à ses blessures le même jour, à seulement 21 ans.

Son courage est salué par une citation à l’ordre du régiment :
« Téléphoniste qui a donné en maintes occasions la mesure de son courage et de son sang-froid. A été grièvement blessé en réparant les lignes téléphoniques dans un secteur soumis à des bombardements d’une grande violence. »

Pour cet acte héroïque, Charles GUARNERIO reçoit la Croix de Guerre avec palme. Son décès est officiellement transcrit à l’état civil de Couzon-au-Mont-d’Or le 25 octobre 1917. Sur le monument aux morts de la commune, son nom apparaît cependant sous la forme « Charles Garnier », sans que l’on sache aujourd’hui l’origine de cette erreur.

Charles GUARNERIO et le village de Couzon-au-Mont-d’Or

La famille GUARNERIO est profondément liée à l’histoire de Couzon-au-Mont-d’Or. Originaire de Cuasso al Monte, en Lombardie italienne, elle s’installe dans la région au milieu du XIXe siècle. Le grand-père de Charles, Charles Melchiade GUARNERIO, plâtrier de métier, épouse une habitante d’Albigny-sur-Saône avant de s’établir définitivement à Couzon.

Le père de Charles, César Paul GUARNERIO, exerce le métier de plâtrier-peintre. Ancien soldat du Génie, il est rappelé au service pendant la guerre de 1914 malgré ses 47 ans. La famille vit alors Quai de Saône avec ses deux fils, Claudius et Charles. La disparition successive de ses deux enfants pendant la guerre marque profondément cette famille couzonnaise.

Par sa mère, Anna Joséphine DREVON, Charles appartient également à une ancienne famille de la région lyonnaise. Les DREVON, artisans et travailleurs installés entre Lyon et Couzon, participent eux aussi à la vie économique et sociale du village.

Les différents recensements montrent l’enracinement durable des GUARNERIO à Couzon-au-Mont-d’Or : Grande Rue,  rue de la République ou quartier de la Saône. La famille participe à la vie locale pendant plusieurs décennies, entre métiers artisanaux, engagements militaires et intégration à la communauté du village.

L’histoire de Charles GUARNERIO illustre ainsi le destin de nombreuses familles de Couzon-au-Mont-d’Or durant la Grande Guerre : des familles modestes, souvent issues de l’immigration italienne, parfaitement intégrées à la commune et durement touchées par le conflit.

 

 

 

 
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