Philippe DURAND est né le 10 juillet 1887 à Couzon-au-Mont-d’Or, Mort pour la France le 10 mai 1915 à l’âge de 27 ans
Cette note est un résumé de la biographie consacrée à Philippe DURAND par le GAF-Généalogie.
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Le parcours militaire de Philippe DURAND pendant la Grande Guerre
Philippe DURAND naît le 10 juillet 1887 à Couzon-au-Mont-d’Or, dans le Rhône. Au moment de son service militaire, il exerce le métier de maréchal-ferrant. En 1908, il est incorporé au 4ᵉ Régiment d’Artillerie de Besançon comme deuxième canonnier conducteur. Ce régiment appartient au 7ᵉ Corps d’Armée et à la 7ᵉ Brigade d’Artillerie. Après deux années de service, il passe dans la réserve le 1ᵉʳ janvier 1910 avec un certificat de bonne conduite.
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en août 1914, Philippe DURAND est mobilisé au sein du 21ᵉ Corps d’Armée puis affecté au 149ᵉ Régiment d’Infanterie en décembre 1914. Ce régiment combat dans le secteur d’Aix-Noulette, dans le Pas-de-Calais, au cœur des offensives d’Artois. Les combats y sont particulièrement violents : les soldats vivent dans des tranchées inondées, sous les bombardements constants de l’artillerie allemande.
L’offensive d’Artois de mai 1915 provoque des pertes humaines considérables. Les attaques françaises menées autour de Notre-Dame-de-Lorette coûtent la vie à des milliers de soldats. Philippe DURAND meurt au combat le 10 mai 1915 à Aix-Noulette, à seulement vingt-huit ans. Les circonstances exactes de sa mort restent inconnues, mais il est probable qu’il repose aujourd’hui à la Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, près de Lens. Son destin illustre la violence extrême de la guerre des tranchées et le sacrifice des jeunes hommes mobilisés pour défendre la France.
Philippe DURAND et son histoire familiale à Couzon-au-Mont-d’Or
Philippe DURAND appartient à une famille ouvrière et modeste très liée au village de Couzon-au-Mont-d’Or. Son père, Claude DURAND, était voiturier et carrier. Sa mère, Clémence FLAUD, exerçait le métier de couturière. Le couple s’était marié à Couzon en 1880 et eut six enfants. La famille habite successivement rue Rochon, rue de Trêves puis rue Cozo.
La vie familiale est marquée par plusieurs drames. Le père meurt avant 1912 et plusieurs enfants disparaissent jeunes : Marguerite décède en 1905, Jean-Baptiste en 1912 et Juliette en 1918 à l’âge de quatorze ans. Philippe grandit donc dans un environnement difficile, représentatif des familles populaires du début du XXᵉ siècle.
Les racines familiales de Philippe DURAND sont profondément ancrées dans la région lyonnaise et le sud de la France. Du côté paternel, ses grands-parents étaient originaires de Pommiers et de Saint-Georges-de-Reneins. Du côté maternel, la famille FLAUD venait d’Arles avant de s’installer à Couzon-au-Mont-d’Or.
Aujourd’hui, Philippe DURAND fait partie de la mémoire collective du village. Son nom figure parmi ceux des habitants morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. À travers son histoire, on découvre le destin d’un homme ordinaire emporté par un conflit exceptionnellement meurtrier, mais aussi la vie des familles de Couzon-au-Mont-d’Or au début du XXᵉ siècle.