• CHARLES Séraphin, Couzonnais Mort pour la France

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Ci-dessus, photo de la sépulture familiale au cimetière de Couzon-au-Mont-d’Or 

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Séraphin Jean CHARLES né à COUZON-au-Mont-d’Or le 16/04/1896, Mort pour la France le 22/03/1916 à ESNES-en-ARGONNE (Meuse), côte 304

 

Cette note est un résumé de la biographie consacrée à Séraphine CHARLES par le GAF-Généalogie.

  • La biographie complète est accessible en cliquant ici ;
  • La généalogie de Séraphin CHARLES est accessible sur le site Généalogies Couzonnaises, en cliquant là.

Séraphin Jean CHARLES dans la 1ère guerre mondiale

Séraphin Jean CHARLES naît le 16 avril 1896 à Couzon-au-Mont-d’Or. Dès le début de la Première Guerre mondiale, il s’engage volontairement pour la durée de la guerre le 9 septembre 1914, à seulement 18 ans, à la mairie du 4ᵉ arrondissement de Lyon.

Il est incorporé au 55ᵉ Régiment d’Artillerie, basé au quartier de Loye à Orange, où il arrive le 11 septembre 1914. Affecté comme 2ᵉ canonnier, il participe à la campagne contre l’Allemagne de 1914 à 1916.

Séraphin CHARLES combat notamment dans le secteur d’Esnes-en-Argonne et de la célèbre cote 304, l’un des lieux les plus meurtriers de la bataille de Verdun. Cette colline stratégique, située sur la rive gauche de la Meuse, est le théâtre de combats extrêmement violents entre les armées françaises et allemandes à partir de mars 1916. Les bombardements y sont incessants et les soldats vivent dans des conditions dramatiques.

Le 26 février 1916, Séraphin CHARLES est légèrement blessé alors qu’il assure un service de guet près d’une casemate bombardée. Malgré sa blessure, il refuse d’être évacué. Pour son courage et son dévouement, il est cité à l’ordre du régiment le 17 avril 1916 :
« Soldat ayant énormément d’allant et d’entrain, toujours prêt pour les missions délicates. »

Le 22 mars 1916, il est tué à l’ennemi à la cote 304, à l’âge de 20 ans. Son parcours illustre le courage et le sacrifice des jeunes soldats français engagés dans la défense de Verdun pendant la Première Guerre mondiale.

Son nom est inscrit sur la tombe de la famille CHARLES-CHENILLE au cimetière de Couzon au Mont d’Or

 

Séraphin Jean CHARLES et COUZON

 Séraphin CHARLES appartient à une famille profondément enracinée dans la vie du village, qui est implantée à Couzon-au-Mont-d’Or depuis au moins le XVIIIᵉ siècle.

Son père, Guillaume CHARLES, né en 1872 à Couzon-au-Mont-d’Or, exerce les métiers de cultivateur puis de cafetier. Sa mère, Marie MONIN, née à Collonges-au-Mont-d’Or en 1873, meurt prématurément en 1910. Le couple s’était marié en 1895 à Couzon.

Séraphin grandit avec ses sœurs Antoinette et Jeanne, ainsi qu’un frère, Louis, décédé en bas âge. Les différents recensements montrent l’évolution de la famille dans plusieurs quartiers du village : le quartier de l’Écoran, la rue de la Grande Charrière puis la rue Centrale.

Les générations précédentes témoignent également de l’ancrage local de la famille. Son grand-père paternel, Antoine CHARLES, était aubergiste à Couzon-au-Mont-d’Or. Sa grand-mère Jeanne CHENILLE y a vécu toute sa vie. Du côté maternel, son grand-père Joseph Séraphin MONIN était jardinier.

Le destin de Séraphin CHARLES s’inscrit ainsi dans l’histoire de Couzon-au-Mont-d’Or, village marqué comme tant d’autres communes françaises par les pertes humaines de la Première Guerre mondiale. Mort à seulement 20 ans sur le front de Verdun, il représente la mémoire des jeunes Couzonnais partis combattre.

 

 
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